À l’heure actuelle, les TDS intensifient l’organisation autour d’une campagne offensive sur leur milieu de travail. Le CATS a lancé un appel à la grève des travailleuse.rs du sexe le 23 mai prochain, durant le Grand Prix de Formule 1. Iels ont plusieurs demandes communes qui les unissent dans leur leur lutte, dont l’abolition du service bar, un montant forfaitaire que paie les danseuse.rs pour travailler dans un club. Le fait est que ces travailleuse.rs sont privé.es d’un salaire et des protections qui l’accompagnent, étant catégorisé.es à tort comme des travailleuse.rs autonomes. Cette imposture permet à l’employeur de se dédouaner de l’obligation de fournir un milieu de travail sécuritaire et salubre.
Face aux luttes concrètes dans l’industrie du sexe, l’appui syndical et communautaire ne peut plus attendre! Cette présente déclaration d’appui n’est pas que symbolique. Elle s’inscrit dans une campagne plus large qui vise à faire bouger les positions syndicales revendiquant traditionnellement l’abolition de l’industrie du sexe. Cette vision abolitionniste persiste à dépeindre les personnes exerçant dans l’industrie du sexe comme des victimes passives, privées de toute conscience ou de pouvoir sur leurs conditions. Au contraire, la position stratégique des TDS dans et contre l’industrie du sexe est la seule qui permet de combattre l’exploitation et de gagner de meilleures conditions de travail.
Le travail du sexe est de l’exploitation au même titre que tout le travail dans la société capitaliste, et c’est bien en se syndiquant que les travailleuse.rs de l’industrie pourront améliorer leurs conditions d’exercice. En appuyant cette déclaration, nous espérons ainsi opérer un changement de culture syndicale au Québec et se solidariser des TDS dans leur milieu de travail.
Les TDS partagent la même réalité que les autres travailleuse.rs; les TDS vendent leur force de travail au même titre que tous les travailleuse.rs. Reconnaître ce travail comme un travail donnerait droit aux mêmes protections que tout.e autre travailleuse.r: la sécurité, la dignité et la liberté de s’organiser collectivement pour améliorer ses conditions de travail.
Notre organisation appuies les demandes du Comité autonome du travail du sexe:
Pour l’abolition du service bar dans les strip clubs;
Pour des milieux de travail hygiéniques et salubres;
Pour des patrons responsables d’assurer la sécurité des travailleuse.rs du sexe;
Pour la fin des pratiques discriminatoires au niveau de l’embauche et des horaires, basées sur la race ou l’identité de genre;
Pour l’accès aux normes du travail et à l’assurance-chômage dans l’industrie du sexe;
Pour la décriminalisation du travail du sexe au Canada.
Nous sommes solidaires à de la grève du travail du sexe le 23 mai prochain;
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